OVNi 2026 - UNE BIENNALE PERFORMANTE DE LA VIDEO
Après la 10è édition d’OVNi en 2024, Odile Redolfi, sa fondatrice et directrice de l’hôtel niçois WindsoR, a souhaité biennaliser cette manifestation. Directrice artistique, Nathalie Amae place cette nouvelle biennale sous le titre de PERFORMANCIA, « un catalyseur célébrant la diversité dans le choix des œuvres de 120 artistes, souvent émergents ».
« Lieux d’art contemporain, lieux patrimoniaux, espaces de mémoire et lieux inattendus s’animent dans la ville, dans et hors le département des Alpes-Maritimes », souligne Odile Redolfi, « devenant des écrins d’expériences singulières, les chambres d’hôtels se muant en espaces d’exposition temporaires d’Objectif Vidéo Nice. » Formation d’une constellation dans laquelle l’on déambule, d’une atmosphère à une autre, d’une intensité lumineuse à une œuvre plus discrète. 25 lieux, du Nouveau Musée National de Monaco – Villa Paloma, avec une vidéo-room de Philippe Favier, en lien avec l’exposition Victor Brauner, L’aventure magique, au Centre de la photographie de Mougins ou le château de La Napoule avec Jacinthe Loranger.
« Le fil d’Ariane de PERFORMANCIA est la performance, ce surgissement corporel, cette force vibrante de vie », précise Nathalie Amae, « dans une mise en exergue du corps porteur de la voix politique, sociale ou intime. S’y ajoute la mancia ou mancie, cette révélation du caché, de ce qu’il va advenir de nous, de cette fiction où nous conduisons notre corps ». Le format biennale permet l’implication plus prégnante des différentes institutions par des productions ou co-productions, des résidences. Ainsi Sacha Rey, bénéficiaire de la Bourse OVNi Sud Emergences 2024 et de la Résidence de création 2025, présente aux Archives de Nice État des lieux des forces en présence, documentaire poétique sur des militantes transféministes et écologistes lors d’un road-trip éthologique de Barcelone jusqu’à la Camargue, filmé du point de vue des flamants roses.
Le 109 – Pôle de culture contemporaine est l’omphalos vibrant de cette manifestation. Sous le commissariat de Nathalie Amae, ces anciens abattoirs de Nice abritent une exposition collective qui déploie l’image en mouvement sous des formes multiples, immersives et sensibles : Tant de corps qui poussent en nous d’Abraham Poincheval et Work on Cloud à la Licorne de Maïder Fortuné, de Caner Teker, Remedy à Cao Gumaraes, From the window of my room ou Bernar Reale avec 2 vidéos, une vingtaine d’artistes autour du corps comme lieu d’expérience, de pensée et d’émancipation. Au sein de l’espace d’accueil Le Hublot, l’artiste associé invité Filipe Vilas–Boas installe Re : Public, sculpture monumentale demi-sphérique, dont l’équilibre dépend du positionnement des invités prenant place sur les gradins de cette agora. La Station devient lieu du Monstre pente de Camille Llobet dessinant le portrait des Grands Montets, station de ski entre industrie du tourisme et changement climatique. Lavaforming, court métrage de l’équipe d’architectes S.ap Arkitektar, montré dans Le Forum, nous projette dans le futur de la ville imaginaire d’Eldborg, construite de matériaux volcaniques.
Deux autres lieux niçois avec La Gaya Scienza où cinq vidéos de Shaun Gladwel sont présentées autour d’une poétique performative du corps jouée, calculée, maîtrisée, chorégraphiée, ralentie, et un Opera inédit dans sa forme audio. Et La Grotte du Lazaret est le lieu d’une performance de Frank Dufour Le Vaisseau.
Faire signe à l’Espace de l’Art Concret de Mouans-Sartoux rassemble Yvonne Rainer, Richard Serra et Christine Sun Kim autour de la perception concrète par la main d’un langage autonome, spatialisé et visuel, d’un silence du geste et du signe comme éloquence. S’y ajoutent les archives visuelles de Diálogo de mãos de Lygia Clark.
La Villa Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat accueille une proposition inédite du marseillais Nicolas Clauss, installation de douze tableaux vidéographiques. Une forêt d’écrans sur le travail du corps collectif des danseurs dans un décalage entre équilibre et suspension.
Retour vers des hôtels niçois dont les chambres accueillent des propositions d’artistes. L’hôtel West-End héberge 11 expositions personnelles d’artistes concourant au Prix OVNi Cosmopolis, dédié à un projet de recherche et de création, soutenu par l’Académie des Beaux-Arts, jury présidé par Tania Mouraud. À l’hôtel Le Grimaldi, 10 expositions personnelles d’artistes candidats au Prix OVNi Sud Emergences, assorti d’une résidence d’écriture et de création, soutenu par le Cercle des Amis d’OVNi. L’hôtel Le Deck présente une exposition de cinq diplômés 2026 du Pavillon Bosio, École supérieure d’arts plastiques de Monaco. L’hôtel WindsoR propose un panorama de l’art du vidéoclip Seeing Song avec 15 artistes, de Tony Oursler à Ange Leccia, de Cyprien Gaillard à Nam Jun Paik. Glamouring de Tania Mouraud (en « Special Guest ») est projeté dans le jardin. On y (re)découvre également Michel Jaffrennou, pionnier de l’art vidéo, jouant avec les écrans, et Melisa Yagmur Saydi, lauréate de le résidence OVNi de 2023. L’Hôtel Victoria présente le troisième volet d’une programmation d’artistes ukrainiens initiée en 2023 et proposée par Aleksandra Khalepa, fondatrice de Carbon Art Residency à Kiev. L’hôtel Le Royal accueille une programmation du Fresnoy avec une sélection de 10 œuvres de 10 artistes.
Pas de côté, celui d’un Hors les Murs avec Parcours de l’art #32, édition Hospitalités, dans l’église des Célestins d’Avignon (16-25 octobre 2026) avec la brésilienne Berna Reale. Dans le cadre d’une programmation croisée 2026-2028 Corée Méditerranée, Tomorrow’s News au Yangpyeong Museum of Art à Yangpyeong en Corée du Sud (novembre 2026 – février 2027) avec Léa Collet, Jean-Julien Pous et Jérémy Griffaud.
OVNi – Biennale de l’image en mouvement – Performancia
13 au 29 novembre 2026
Nice, ses environs et la principauté de Monaco

























