10 janvier 2019

Comme une similitude avec la Bourse Révélations Emerige récompensant des jeunes artistes. Si cette dernière parie sur un plasticien de moins de 35 ans, Dauphine ose un duo artiste – curateur de moins de 30 ans.

Après l’appel à candidature, des étudiants du master 2 de management des organisations culturelles de cette université sélectionnent une douzaine de dossiers sur la centaine reçue, la transmettent à un jury, composé de professionnels de l’art contemporain, qu’ils ont désigné et constitué. En 2018, la présidente fut Chantal Crousel.

Cinq binômes, retenus par ce jury, exposent leurs propositions au sein de l’Université Paris-Dauphine au début avril. Assorti d’une dotation, un projet se voit attribuer le Prix du jury, un autre celui du public – Le Curieux des arts, décerné le 4. Ces deux binômes lauréats exposent à la Galerie du Crous en juin 2019.

Nos futurs, thématique retenue pour cette édition est une invitation à s’interroger sur quoi et vers où nous allons, en arpentant les territoires du présent, une réflexion sur les volontés de changement, un regard peut-être utopique.

Une démarche ouverte sur la multiplicité des expressions, de la peinture à la vidéo.

Le Prix Dauphine, une initiative de non professionnels de l’art contemporain, serait-il un volcan de l’émergence en France ?

Léonard Martin, prix du jury 2018, pensionnaire 2018-2019 à la Villa Médicis, fut sélectionné pour Emerige 2018. Alice Louradour, sélectionnée en 2017, était parmi les artistes d’Emerige 2017. Ferdinand Kokou Makouvian, prix du jury 2017, finaliste du Prix Meurice pour l’art contemporain 2018/2019, fut exposé chez Anne de Villepoix et le sera chez Vincent Sator ce printemps.

Par Gilles Kraemer