LA PERTINENCE DU REGARD D’ART PARIS 2020

 

Rendez-vous de l’art moderne et contemporain, cultivant la pertinente exploration et la défense des scènes artistiques européennes et internationales, la 22ème édition d’Art Paris rassemble plus de 150 galeries de 20 pays dont trois nouveaux : la Bulgarie, la Grèce, la Turquie. Présentant de grandes figures artistiques et des découvertes en Europe, le regard cosmopolite de son commissaire général Guillaume Piens s’étend sur la création en Afrique – particulièrement le secteur « Promesses » -, l’Asie et le retour très fort de la Corée, l’Amérique latine et le Moyen-Orient – galerie Mark Hachem -. Suivre sur facebook ou instagram cet infatigable arpenteur de la planète, c’est éprouver sa passion irréfragable de l’art. Comment ne pas ressentir, dans cette manifestation, la marque de sa passion perpétuelle, celle du défrichage et de la présentation de l’émergence.

Lost Future, une installation monumentale de la portugaise Marisa Ferreira, nous accueille sur le parvis. Écho du Plan Voisin de Le Corbusier (1925), projet urbain non développé pour Paris, l’œuvre, faite de résine translucide mélangée avec des pigments bleus (le bleu s’associe au pouvoir) et des déchets industriels, renvoit aux ambitions utopiques et à la fièvre immobilière du Portugal.

Depuis 2018, Art Paris défend la scène française, ce qui n’empêche pas le regard vers d’autres géographies, associant la vision d’un commissaire d’exposition à la sélection de projets spécifiques d’artistes français. Gaël Charbaud avec  Histoires communes et peu communes a retenu 21 noms à travers 16 galeries,  dont les œuvres mettent en avant les notions de récit, d’histoire singulière et universelle. Parmi une majorité d’artistes nés dans les années 1980 – 1990, citons Léa Belooussovitch (Paris-Beijing), Louis-Cyprien Rials (Galerie Éric Mouchet), Elsa & Johanna (Galerie La Forest Divonne), Anita Molinaro (Thomas Bernard), Henni Alftan (Galerie Claire Gastaud), Benchamma Abdelkader (Galerie Templon) ou Ugo Schiavi (Double V Gallery).

Après l’Amérique Latine en 2019, les  » Étoiles du Sud  » scintillent dans les cieux espagnol et portugais. Le commissariat de Caroline Grau – co-fondatrice et co-curatrice de la Biennale de Jafre (2003-2015), une biennale de 2 jours en Catalogne – témoigne du dynamisme et de la vitalité de la péninsule ibérique avec 70 artistes représentés par 24 galeries. L’Espagne avec Cristina Lucas, Fernando Sánchez Castillo chez Albarrán Bourdais, Joan Hernández Pijuan chez Carina Andres Thalmann ou Dario Villalba chez Freijo Gallery. Le Portugal avec Rui Toscano chez Galeria MPA ou Rui Moreira chez Jeanne Bucher Jaeger. Une douzaine de vidéos d’artistes espagnols et portugais est diffusée dans l’espace du promenoir Nord alors que quatre murs monumentaux accueillent des installations spécifiques d’artistes de la Péninsule.

 » Solo Show  » privilégie une vingtaine d’expositions monographiques. Nous citerons Ian Davenport chez Luca Tommasi, Jesse Fernandez chez Orbis Pictus, Gregory Forstner chez Zink, Roger Ballen chez Caroline Smulders & Karsten Greve ou Hermann Nitsch chez Lukas Feichtner.

 » Promesses  » soutient de 14 jeunes galeries, de moins de six années d’existence, présentant une trentaine de jeunes artistes. Onze sont nouvelles. Telles Ariane C-Y, Bessières (Stephen Ormandy et Serge Najjar autour de l’abstraction géométrique), 31 project (Epheas Maposa et Temitayo Ogunbiyi), Segolène Brossette ou 193 Gallery. Dans son rôle de découvreur et de catalyseur de la jeune création française et internationale, ce secteur accueille des enseignes de Bulgarie (Structura Gallery, Sofia), du Pérou (Younique, Paris et Lima), du Portugal (Galeria Foco, Porto) ou de Côte d’Ivoire (Véronique Rieffel).

 


INFOS :

Art Paris 2020
Grand Palais
avenue Winston Churchill, Paris
27 mai : vernissage
du 28 au 31 mai : le salon Art Paris