GWENDOLINE ROBIN, SOUS LES LUNES DE JUPITER

Par Pauline Lisowski8 octobre 2018In Revue #20, Articles, 2018

Les paysages de sels, les océans déchaînés, les mers congelées des lunes de Jupiter, les paysages arctiques, les mares acides, les carottes de glaces, les pluies de météorites inspirent Gwendoline Robin. Chez elle, rien n’est figé, tout est matière à manipulation, changement d’état, transformation, dus au temps ou à ses gestes. Ses œuvres, réalisées à partir de matériaux instables, constituent des actions, des processus qui rappellent ces paysages de climats extrêmes, ces lieux qui fascinent l’homme.

Les différents espaces de l’Onde lui ont permis d’expérimenter les relations entre installations et performances, deux médiums qui ont chacun une temporalité particulière.

Dans la galerie, au sol, divers objets sphériques de différentes dimensions et matières, récoltés et construits furent le point de départ d’une performance qui eut lieu le soir du vernissage. Ceux-ci font écho à l’installation au mur de lentilles de verre de formats variés, certaines récoltées et d’autres cuites dans des moules avec des métaux. La forme circulaire appelle à de multiples images, de l’infiniment petit à l’infiniment grand.

Dans la rue traversante, Cratère n°6899, dispositif sculptural, offre d’abord une vision d’une eau dormante. Suite à une performance, cette œuvre se transformera au cours de l’exposition telle une matière vivante. L’élément eau se retrouve également dans un ensemble de bocaux, posés sur une étagère, montrant divers états de cette matière, solide et liquide. Cette présentation fait apparaître le dessin d’une chaîne de montagnes et des strates géologiques. Ce qui crée un va-et-vient entre la matière et le paysage. Les œuvres de Gwendoline Robin incarnent une certaine idée de l’Univers.

De même, la scénographie de l’exposition révèle des relations entre la terre, le ciel et l’univers.

Ainsi, cette exposition évoluera au fur et à mesure des différentes interventions de l’artiste et des transformations internes aux œuvres, évoquant des processus physiques et des mouvements dans le paysage.

 

Par Pauline Lisowski


Infos :

centre d’art Micro onde

8 Avenue Louis Bréguet, Vélizy-Villacoublay

jusqu’au 24 novembre 2018