DDESSINPARIS, 8e ÉDITION

 

« J’ai trouvé ma place autour de la jeune scène depuis l’origine du salon avec de belles envolées d’artistes qui ont intégré depuis des galeries incontournables et ont une carrière internationale, tels Nu Barreto (Nathalie Obadia), Massinissa Selmani (prix Art Collector, Biennale de Venise, 2015 galerie Anne-Sarah Benichou) ou Nelson Makamo devenu une star outre atlantique », nous confie Eve de Medeiros fondatrice et directrice de DDESSIN qui conforte son rôle de tête chercheuse et ouvre cette 8ème édition avec la fierté du chemin accompli.

« Les collectionneurs veulent revenir à leur statu quo ante, faire des découvertes, sans qu’on leur impose des noms ou des cotes pré-formatées » déclare cette passionnée qui porte l’Afrique et le Brésil dans ses veines. Elle n’a pas attendu la saison Afrique 2020 pour s’intéresser à ces « territoires-mondes » comme elle les appelle. Après l’Iran, le coup de cœur cette année de la foire se porte sur l’artiste franco-rwandais Samuel N’Gabo Zimmer, autodidacte qui traduit dans son amour de la nature et des arbres l’importance des racines dans nos territoires. Adopté à la suite du génocide de 1994 en France il vit et travaille à Ornans dans le Doubs, l’un des berceaux de la peinture de paysage, et puise dans ses multiples entrelacs les fils d’une histoire singulière et universelle. A noter également que la galerie Arnaud Lebecq, dont c’est la première participation, propose un focus sur la scène thaïlandaise avec Kitigong Tilokwattanotai et Kwanchai Lichaikul.

Autres premières participations la Galerie Insula avec Stéphane Dauthuille, Fabienne Houzé-Ricard, Juliette Le Roux et Sarah Navasse (prix Pierre David-Weill 2018). Egalement remarquons la LJ galerie qui présente Rithika Merchant, Mu Pan et Allyson Mellberg, et Galerie Kaleidoscope  avec Ilya Grinberg et Tereza Lochmann.

Dans les fidèles, la H Gallery (4ème participation) présente Caroline Le Mehauté, prix Art Collector 2019, Reuben Negron, Alice Gautier et Rachael Mark. Polysémie (Marseille) tournée vers l’art brut, dont c’est la 5ème proposition, affiche une sélection très pointue d’univers singuliers avec Emmanuel Azizeh, Jason Jagel, Ian Hively, Mohammed Ariyei ou Atidi Lago.

Autre particularité, la pépinière d’artistes que Eve de Medeiros a créée en 2018 pour « faire des passerelles entre des jeunes artistes qui n’ont pas encore de galeries et des galeristes internationaux de plus en plus sollicités qui regardent moins l’émergence ». Parmi ces jeunes pousses qui ont depuis pris leur envol, remarquons Arthur Novak, Agathe Toman, Amélie Barnathan aujourd’hui chez Bernard Chauveau, Sascha Nordmeyer. Cette année la pépinière met à l’honneur la broderie avec Margaux Dehry et Roxane Kiseil.

La Black Box accueille en projet spécifique les vidéos de Richard Nègre qui avait participé à la première édition de l’évènement, Bastien Faudon et Sylvie Denet.

Autre temps fort attendu, le prix DDESSINPARIS Institut français Saint Louis dont le jury cette année est présidé par Christine de Chirée, historienne qui a développé avec son époux une exceptionnelle collection de dessins anciens et contemporains.

Enfin, dans l’axe international, la poursuite de partenariats avec des universités, en 2018 Sydney et cette année l’UWE (University of West England) de Bristol, avec l’exposition sur DDESSINPARIS d’une sélection d’œuvres de leurs étudiants et de jeunes diplômés, et en retour l’exposition d’artistes de DDESSIN dans l’université de Bristol et probablement un musée anglais. Ce projet s’inscrit dans le soutien aux jeunes talents, véritable ADN de DDESSINPARIS qui a fait ses preuves au fil des éditions.

 


INFOS :

ATELIER RICHELIEU

60, rue de Richelieu, Paris 2è

du 27 au 29 mars