Bill Viola

Par Artais15 janvier 2014In Articles, Expositions, Revue #6

 

Vingt œuvres magistrales, plus de trente écrans, des heures d’images, la rétrospective Bill Viola au Grand Palais est l’une des plus importantes consacrées à cet artiste, né en 1951, qui représenta les États-Unis à la 46e biennale de Venise en 1995 avec The Veiling de Buried Secrets. De The Reflecting Pool (1977-79), apparition-disparition du reflet d’un corps sur l’eau à The Dreamers (2013), sept personnes immergées dans l’eau, cet élément liquide omniprésent et métaphore de la fluidité de la vie chez cet artiste, ce sont près de 40 années de vidéos fascinantes qui défilent. Construit dans une dimension d’universalité et une interrogation sur l’existence humaine, son œuvre se nourrit de références aux grands maîtres tels la Passion du Christ selon Jérôme Bosch (The Quintet of the Astonished, 2000) ou les rêves sombres de Goya (The Sleep of Reason, 1988), vidéo vue à la fondation Cartier en 1990. Le spectaculaire polyptyque Going Forth By Day (2002) forme un vaste ensemble mural de tableaux digitaux ; quelles belles images que ces cascades surgissant violemment des fenêtres et de la porte d’une façade palladienne !. Tel un voyage introspectif, l’exposition propose un itinéraire autour de trois questions métaphysiques majeures : Qui suis-je ? Où suis- je ? Où vais-je ? débattant de la vie, de la mort, de la transcendance, du temps et de l’espace.

Pourquoi ne pas prolonger la magie des trop courtes minutes de Tristan’s Ascension (The Sound of a Mountain Under a Waterfall) en se rendant à l’Opéra Bastille en avril pour écouter Tristan und Isolde et voir la projection de sa vidéo incandescente, faite de flammes et d’eau, qu’il a conçue, en 2005, pour les 3 actes de l’opéra wagnérien de l’impossible amour?

 


Infos :

Grand Palais
3 avenue du Général Eisenhower, Paris 8e
du 5 mars au 21 juillet