Mardi 24 juillet 2019

Une journée à Caen


Au musée des Beaux-Arts, XXL Estampes monumentales contemporaines présente des grands formats de 36 artistes, dont beaucoup de grands noms : Vito Acconci, Gilles Aillaud, Pierre Alechinsky, Georg Baselitz, Christiane Baumgartner, Jean-Charles Blais, James Brown, Pierre Buraglio, Daniel Buren, Eduardo Chillida, Claude Closky, Gunter Damisch, Jim Dine, Luciano Fabro, Patrick Gabler, Franz Gertsch, Antony Gormley, Marie-Ange Guilleminot, Bruno Hellenbosch, David Hockney, Cristina Iglesias, Alain Jacquet, Jannis Kounellis, Frédérique Loutz, Markus Lüpertz, Agathe May, Julie Mehretu, Claes Oldenburg, Jean-Michel Othoniel, Christian

Schwarzwald, Richard Serra, José Maria Sicilia, Kiki Smith, Frank Stella, Antoni Tàpies, et Djamel Tatah.

Quelques très belles pièces, de nombreuses techniques, beaucoup d’invention, pour montrer que l’estampe, loin de n’être qu’un moyen de reproduction, est un art à part entière.

A l’Abbaye-aux-Dames, L’Usine Utopik, centre de création contemporaine, relais culturel normand, présente 20 artistes reçus en résidence au cours de leurs 10 ans d’existence. Notons Cécile Beau, avec un tirage numérique de la série Nebbiu, ou Laurence Nicola avec Rituel, formes en plâtre, polystyrène et bitume qui revisitent un imaginaire entre animal et minéral.

Les salles prêtées au collectif peinent à contenir toutes les pièces présentées, aussi, espérons qu’ils sauront développer leurs compétences en matière de mise en  espace pour offrir des expositions mettant mieux en valeur les œuvres.

Le FRAC dédie son exposition d’été à Mathieu Mercier dont nous retiendrons Diorama (couple d’axolotls), installation dans la très actuelle mouvance naturelle : comment l’art peut faire sienne la grande question du devenir de l’humanité, à travers, ici, la recherche sur un animal aux propriétés pleines de promesses.

A l’artothèque, nous sommes reçus par le nouveau directeur, Yvan Poulain, intarissable sur cette formidable institution – peut-être la meilleure artothèque française.

Au rez-de-chaussée, Michaël Phelippeau, artiste en résidence, rend compte de son travail avec des personnes habitant en bidonville, ou migrants et exilés en territoire normand, et de leurs relations avec des citoyens engagés. En résultent des diptyques photographiques d’une grande intensité.

Etienne Bossut investit l’étage avec ses moulages, reposant inlassablement la question du vrai et du faux, et nous ravissant avec ses titres : Faux Archifaux (une centaine de moulages de lames de faux suspendus au plafond), Taaaaaaaaaaaable (table aux plateaux superposés de couleurs diverses), Pas ce soir (carcasse de Coccinelle trouée d’impacts de balles, telle une passoire !), L’assassinat des Ripolin (reprend la publicité de cette marque de peinture, sur un mode tragi-comique) ou Bidon (moulage de son premier bidon de résine)… et effectivement, tout ceci l’est !!!

Et n’oublions pas de traquer les Petites fleurs de l’Apocalypse que Régis Perray a semées ça et là.



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