Tour d’horizon dans les galeries parisiennes

Par Artais16 juin 2020In Articles, Expositions, 2020

 

Galerie Ségolène Brossette, 15 rue Guénégaud, Paris 6e.

Divagations amoureuses, exposition collective

jusqu’au 11 juillet

 

 

Madeleine Filippi nous invite dans la galerie Ségolène Brossette, aux divagations amoureuses de plusieurs artistes. Inspirés par les « Fragments d’un discours amoureux » de Roland Barthes, chacun évoque ce sentiment selon sa propre perception. Un discours intimiste, sensoriel, intemporel, universel et multiple dans « une ode à l’amour et au lâcher prise ».

Odonchimeg Davaadorj, Marielle Degioanni, Julien Serve, Bertrand Robert

 


 

Galerie Dilecta, 49 rue Notre-Dame de Nazareth 75003 Paris

Nicolas Dhervillers,   Mémoires empruntées

Jusqu’au 1er aout

 

 

A la croisée entre photographie et dessin, Nicolas Dhervillers, connu pour ses images mystérieuses, présente dans sa première exposition à la galerie Dilecta, 3 séries d’œuvres sur papier.

Dans la série des « Remake » l’artiste, tel un devin, prélève des morceaux de ciel dans les paysages des peintres du XIXe siècle et les transpose au pastel. Le ciel devient alors sujet principal et s‘épanouit dans une gamme chromatique riche et lumineuse, de l’aube au crépuscule.

La série des « Transferts » fait appel à notre imaginaire. A première vue, il s’agit de paysages ordinaires mais en s’approchant de plus près, ils révèlent une étrange lueur spectrale. Présence surnaturelle ou illusion ?

Enfin « Les Augures », réalisés au graphite, en hommage à Gustave Le Gray, sont à l’inverse de la révélation photographique. L’artiste commence par obscurcir le papier à la poudre de graphite avant de révéler la lumière peu à peu par gommage. Ici encore l’artiste nous invite à un chassé-croisé entre passé et présent où les références à la peinture et l’histoire de la photographie, le travail sur la lumière et la nuit américaine restent le fil conducteur.

 


 

Galerie Antoine Levi, 34 rue de Turbigo, Paris 3e.

Alina Chaiderov,Fugue state

jusqu’au 25 juillet

 

 

L’artiste suédoise d’origine russe, Alina Chaiderov, a pris possession du nouvel espace de la galerie Antoine Levi.
Dès l’entrée, un sommier à ressorts posé sur un tapis de thé noir de Ceylan incarne mémoire et rêves. Une étrange mappemonde, sous la forme d’un medecine-ball, révèle des continents aux formes nouvelles et mystérieuses. Une iconostase, dans un des coins de l’espace, porte une fiole à distillation contenant une boisson aux effets psychoactifs. Evocation d’un passé douloureux, souvenirs de séjours à l’hôpital et objets chargés d’histoire retracent un univers entre privé et public, où le rapport au corps est omniprésent. Les notes s’égrènent sur une partition musicale et composent une fugue harmonieuse et poétique. Cet ensemble sensible fait de matériaux pauvres aux caractéristiques minimalistes, traduit une atmosphère et tout un contexte historique, social et culturel.

 


 

Guido Romero Pierini Hors les murs à la galerie Joseph,116 rue de Turenne, Paris 3e

So close, exposition collective

jusqu’au 25 juillet

 

 

Guido Romero Pierini nous propose de partir à la rencontre de 16 jeunes artistes français dans le magnifique espace de la galerie Joseph rue de Turenne.
« So close » est une fenêtre ouverte sur la création artistique actuelle, en soutien aux artistes émergents, avec des univers divers et variés alliant peintures, sculptures, installations, dans une joyeuse vitalité et spontanéité.
Le ton est donné dès l’entrée avec Mario Picardo qui nous accueille avec ses toiles à la gestuelle vitaminée et colorée. Puis dans l’atrium s’élancent les étranges sculptures lumineuses de Paul Créange, constituées de néons contorsionnés et entremêlés de câbles et métaux, comme une archéologie futuriste.
A l’étage, Alexandre Bavard présente une nouvelle série de sculptures taggées, dans un questionnement identitaire. Réappropriation des graffitis qui envahissent notre espace urbain dans un acte illégal, entre vandalisme et moyen d’expression. Antoine Donzeau, érige une tour colorée aux verres brisés, en dialogue avec la verrière du lieu et en parfaite harmonie avec les voiles de Marion Flament qui jouent avec les ombres portées et perspectives du lieu.
Enfin Juliette Minchin nous invite à pénétrer dans un univers mystérieux, mystique, jouant avec la transformation ou la disparition de matériaux. Un ensemble de réceptacles charnus, aux formes organiques, est inspiré des pots-esprits utilisés en Inde lors de la danse de la fertilité. L’armature d’une architecture centrale est recouverte de lambeaux de cire résultant d’une lente déliquescence du matériau qui pourrait évoquer une possible finitude… une peau qui s’étiole lentement…le temps qui passe inexorablement.
Et bien d’autres encore présentent leurs créations.

Si l’on écoute la chanson « So close and yet so far », dépêchez-vous avant qu’il ne soit trop tard de retrouver cette sympathique compagnie de jeunes artistes animés d’une belle énergie !

 


 

Galerie Maubert, 20 Rue Saint-Gilles, 75003 Paris

Joachim Bandau, Canons

Jusqu’au 29 août

 

 

 

L’artiste allemand Joachim Bandau nous présente à nouveau ses superbes aquarelles « Black Watercolors » (initiées au début des années 1980), aux formes géométriques de dégradés de gris subtilement et patiemment superposées. Dans cette nouvelle exposition, elles sont complétées par une série plus récente de « Yellow Watercolors » illuminant véritablement l’espace de la galerie.
Des sculptures en plomb ou en acier, aux configurations complexes leur permettant de s’ouvrir ou se replier, sont inspirées par l’architecture des bunkers dans un héritage évident du minimalisme. Des dessins des années 70 complètent parfaitement le corpus d’œuvres.

Infinie transparence des aquarelles où le regard se perd jusqu’à la couche finale a contrario des sculptures que l’œil du spectateur traverse, attiré par la lumière irradiant des meurtrières.

 


 

Galerie Ruttkowski 68, 8 rue Charlot Paris 3e

Antwan Horfee, Goons

Jusqu’au 28 juin

 

 

Pour ceux qui avaient découvert le magnifique dialogue
Pour ceux qui avaient découvert le magnifique dialogue entre Antwan Horfee et Renée Levi pendant le Biennale de Lyon 2019, vous pouvez voir actuellement ses dernières œuvres picturales dans son premier solo show à la Galerie Ruttkowski 68. Paysages aux perspectives décalées où l’artiste rend hommage aux films d’animation et jeux vidéo. Un monde imaginaire réjouissant au langage à la fois spontané et très construit résultant de croisements d’influences.

Antwan Horfee a participé au programme #paroledartisteconfiné.

 


 

Galerie Bertrand Grimont, 42 Rue de Montmorency, 75003 Paris

Benjamin Sabatier, Variations concrètes

Jusqu’au 27 juin

 

 

 

Pour sa troisième exposition personnelle à la Galerie Bertrand Grimont, Benjamin Sabatier nous invite dans un univers différent, témoignage d’une « expérimentation continue ».
Les sculptures, constituées de matériaux pauvres, tels le béton et le bois, immédiatement reconnaissables, dialoguent ici avec des pièces nouvelles, résultant de collages de papiers colorés récupérés de travaux anciens.
Quelques sculptures fixées au mur peuvent évoquer une certaine période de l’histoire de l’art, et plus précisément le mouvement Supports/Surfaces, qui reste une référence pour l’artiste. Quant aux tableaux, les superpositions intuitives de papiers sont ensuite recouvertes d’encre de chine, dans une autre référence à l’histoire de l’abstraction.
Il en résulte un parcours jubilatoire au travers de paysages aux couleurs pastel, ponctués de formes sculpturales monochromes.

 


 

Galerie Alain Gutharc, rue Saint Claude, Paris 3e

Oh les beaux jours, exposition collective

Jusqu’au 20 juin

 

 

Titre révélateur d’une période difficile mais aussi annonciateur d’espoir et d’énergie, perceptible au travers des œuvres de #Suzanne Husky #Edi Dubien

Jean-Baptiste Janisset #Estefania Penafiel Loaiza et tant d’autres.

Un regard pertinent d’artistes sur les désordres d’un monde…

Suzanne Husky a participé au programme Paroledartisteconfiné

 


 

Galerie Perrotin, 10 impasse Saint-Claude, Paris 3e

Restons Unis, 4 expositions de 6 galeries réunies

Du 23 mai au 14 août

 

 

Deux initiatives de grandes galeries, Perrotin et Zwirner, à l’intention des petites et moyennes galeries.

L’opération “Restons unis”, initiée par Emmanuel Perrotin et son équipe, pour 26 galeries françaises du 23 mai au 14 août et “Platform Paris/Brussels” à l’instar de celles de New-York et de Londres, proposée par David Zwirner, offrant aux galeries françaises et belges qui s’y inscrivent, la vente en ligne d’un de leurs artistes, sur sa propre plateforme sans frais.
Deux démarches qui, si elles sont toutes deux éprises de générosité évidente à l’encontre de confrères en quête de réactivation post confinement, n’en diffèrent pas moins dans la démarche.

Perrotin offre son espace physique de l’impasse Saint Claude et son support commercial durant 4 cessions de 15 jours pour 6-7 galeries, au total 26 galeries qui présenteront chacune un de leurs artistes.

Zwirner lui, ne propose que la viewing room, son site en ligne, qui reste virtuel, mais qui arrose de sa notoriété les collectionneurs de la planète entière.

Rue Saint Claude, l’équipe a souhaité ce projet collaboratif pour marquer la réouverture des galeries et célébrer l’importance d’expérimenter en réel les œuvres d’art. En cette période de bouleversements, il leur paraît important de rappeler les fondements du métier et l’engagement pour plus de diversité, d’ouverture et de culture.

Du 23 mai au 06 juin :

Galerie Balice-Hertling, galerie Anne-Sarah Benichou, galerie Crèvecœur, galerie Frank Elbaz, galerie Antoine Levi, Semiose

Du 13 juin au 27 juin :

Galerie Danysz, galerie Valeria Cetraro, galerie Laurent Godin, galerie Edouard Montassut, galerie Mor Charpentier, New Galerie, galerie Sultana

Du 4 juillet au 18 juillet :

Galerie Air de Paris, galerie Allen, Salle Principale, galerie Poggi, galerie Praz Delavallade, galerie Joseph Tang, galerie Jocelyn Wolff

Du 25 juillet au 14 août :

Galerie Marcelle Alix, galerie Art:Concept, gb agency, galerie Campoli Presti, galerie High Art, galerie In Situ


 

Galerie Backslash, 29 rue Notre-Dame de Nazareth,75003 Paris

Sépànd Danesh, Me, My Eagle and My Snake

Jusqu’au 27 juillet

 

 

Sépànd Danesh, né en 1984 à Téhéran, est diplômé de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris et travaille à Paris.

L’artiste nous accompagne dans une visite virtuelle de son exposition à la galerie Backslash, exposition interrompue pour un temps, où il décortique à l’extrême les personnages qu’il met en scène et plus précisément les attitudes et les émotions de l’être humain en général.

Pour l’exposition Moi, mon aigle et mon serpent, l’artiste propose une relecture d’Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche en retraçant les aventures d’un voyageur solitaire, perché dans les montagnes de l’émerveillement, et pour qui tout est éternel retour et métamorphose.

 


Galerie 22,48m2, 30 rue des Envierges 75020 Paris

Géraud Soulhiol, Arcadie

Jusqu’au 25 juillet

 

 

L’exposition Arcadie de Géraud Soulhiol est l’occasion de revenir sur une pratique centrée sur le dessin. Les quatre séries de compositions mises en avant figurent une variété de représentations qui tantôt s’appuient sur un réel immédiat, à l’instar des vols d’avions vue de dessus, inspirés des photographies aériennes de Google Earth, tantôt sont conçues de toute pièce, en puisant dans l’imaginaire de l’artiste des paysages et des architectures inventées.

 


 

Pour vous aider dans vos pérégrinations, une nouvelle application a vu le jour https://marais.guide Née d’une initiative lancée pendant le confinement par quatre galeries elle regroupe à ce jour 43 galeries dans le marais et vous offre un plan détaillé et des informations sur les évènements et expositions.