Jennifer Caubet réécrit l’espace aux Instants chavirés

Par Nadine Poureyron21 octobre 2015In Articles, Revue #11, 2015

Les Instants chavirés invitent la jeune artiste Jennifer Caubet, diplômée de l’ENSBA de Paris en 2008, après avoir suivi différentes formations à Toulouse, Barcelone et Tokyo, à développer, au sein de l’ancienne brasserie Bouchoule, un projet spécifique qui allie sculptures, danse (avec la chorégraphe Pauline Simon), déploiement dans l’espace et vidéo.

Cette artiste produit ses œuvres en mobilisant des spécialistes, ingénieurs, architectes et entreprises (le projet présenté ici est notamment financé par FNAGP et la Région Ile-de-France avec le soutien de Saint-Gobain), qui alimentent sa réflexion sur, dans et autour de l’espace, à travers la sculpture, l’installation et le dessin.

Elle définit ainsi son travail : « Sculpteur, travaillant principalement avec le bâti, la mise en tension de l’espace, et les relations qu’entretiennent sculpture et architecture, je mets en place une pratique qui questionne notre relation à l’espace et qui revendique l’énergie véhiculée par la construction. Cette dynamique de construction matérialise dans les lieux investis, des espaces virtuels, des enclaves disponibles, des alternatives architecturales. »

Le projet One flat thing est constitué de quatre œuvres (N, S, E, O ; Chronos ; X, Y, Z ;  Amazones, Arachné, Ariane.) aux noms évocateurs de ses sources d’inspiration – cartographie, mathématiques, outils topographiques, intégrant la production  de dessins, sculptures, d’une vidéo et de la danse. Toutes ces pièces expérimentent l’espace, figurant les liens étroits entre sa représentation, sa mesure, sa confrontation avec le temps, sa construction ou encore sa destruction.

 

Par Nadine Poureyron


Infos :

Jennifer Caubet. One flat thing.

Instants chavirés

Ancienne brasserie Bouchoule

2 rue Emile Zola, Montreuil

jusqu’au 8 novembre 2015