FONDATION GULBENKIAN

10 janvier 2019

 

Métal Hurlant, Alexandre Estrela
Fondation Calouste Gulbenkian
39 bd de la Tour Maubourg, Paris 7è

du 13 mars au 16 juin

Alexandre Estrela (né en 1971, Lisbonne) dont l’œuvre se situe à la croisée des arts visuels et du cinéma expérimental, parle de «_machines de perception_» engageant notre ouïe, notre vision, notre rapport aux objets et à l’espace. Une visée synesthésique rejouée au fil de ses recherches expérimentales à chacune de ses interventions, questionnant la nature même de l’image dans une mise en tension proche de la désorientation.

Pour la Délégation en France de la Fondation Gulbenkian, il a imaginé une cartographie de l’espace avec Sérgio Mah, le commissaire, autour de 9 œuvres récentes, dont certaines jamais encore montrées, sous le titre « Métal hurlant ». Une direction et un matériau nouveau qui engage le medium principal, la vidéo, dans son rapport à des dispositifs architecturaux de sorte que l’image photographique d’origine est mise à mal dans son immatérialité présupposée. Entre 2è et 3è dimensions, image fixe et image en mouvement, figuration et abstraction, objet et écran, autant d’enjeux en apparence contradictoires pour se saisir des avancées technologiques et leur potentiel de reconfiguration du visible. L’artiste formé à la peinture au départ, volontiers inclassable, explore sur les traces de Duchamp, Man Ray ou Burroughs qu’il cite volontiers, les champs de la perception et de l’éblouissement des sens avec un net penchant pour la sculpture.

Exposé dans des institutions majeures telles que le musée de Serralves à Porto, le Musée national centre d’art Reina Sofía et et la Casa Encendida à Madrid, le M HKA d’Anvers, le Kunstverein de Munich, cette première en France est un événement.

Par Marie de La Fresnaye