Politics of dreams, Manœuvres de l'équilibre : Iberoamérica au sein de la fondation OTAZU Fondation Hippocrène 12, rue Mallet-Stevens, 75016 Paris jusqu’au 16 décembre

Karyn Olivier, Coffée table, 2005

rêve poly éthique Donner à voir ce qui rassemble les Européens afin de mieux coexister, est la remarquable vocation de la Fondation Hippocrène (baptisée ainsi en 1992 par son fondateur le philanthrope Jean Guyot -ami et collaborateur de Robert Schumman et Jean Monnet- du nom de la source qui abreuve poètes et muses, jaillissant du divin mont Hélicon, grâce à un coup de sabot du cheval ailé Pégase). La 16e édition de Propos d’Europe offre carte blanche à la Fondation Otazu dont la collection Kablanc qui converge avec l’activité viticole, terroir de mémoire familiale, est pour ses héritiers, à l’image de l’Art, source de communication et de partage. Initiée afin de permettre une compréhension de la réalité au travers du regard d’artistes dont la mission est de tisser des liens, Politics of Dream est une exposition conçue en quatre chapitres déployés au sein de l’historique agence Mallet-Stevens située dans la rue éponyme. Une fois passé le buis taillé en topiaire formant le mot SA VOIR (Jean Daviot,2009) on accède dans le hall atelier au cœur duquel se développe la thématique du temps sans fin que l’humain consacre au travail, la disproportion entre son effort et le fruit de son salaire, questionnant le circuit des richesses, l'obsolescence des théories du commerce et la résolution du citoyen devant la fatalité du chaos économique, l’éphémérité du sel de la vie et de la mémoire. Le sous-sol, rendu tellurique et instable par la prouesse de Lucas Simoes, semble approprié pour développer un autre thème universel: celui de la communication et des médias, présentés ici sous l’aspect de leur inhérente tendance opaque et manipulatrice, ainsi que par le mur du flux de l’information continue, incarnant une vanité face à l’échelle d’une vie humaine; la projection signée de Liliane Porter achève nos cynismes en la matière. Sur le parquet mosaïque noël méticuleusement exhumé de la salle d’étude de l’architecte moderniste, s’engage une réflexion sur le savoir et la connaissance, au moyen de l’écriture de l’Histoire des peuples et son orientation fluctuant au grès des régimes politiques. Le regard inattendu de Jodi Bernardo convie l’importance du décodage et des sources à l’ère des fake-news. Le couloir -humanitaire ?- effleure la réalité de l’omertà des peuples au regard des drames et tragédies qui accablent les humains au-delà de nos frontières les plus proches. Au salon d’attente, l’on bascule dans l’univers du Réalisme Magique où l’illusion de nos sentiments et les non-dits avoués trop tardivement, sont abordés autour du pilier de structure, se prêtant parfaitement à la reintepretation de Karyn Olivier du «meuble utile» imaginé par notre ingénieux Robert en 1927. "La beauté sauvera le monde", affirmait le prince Mychkine * : elle s’élabore ici tel un instrument de dialogue et de communication, moteur de progrès social, espace du bien commun et puissant outil de concorde entre les peuples. David Oggioni * l’idiot, Dostoïevski,1868 Avec Jordi Bernadó (Espagne), Marilá Dardot (Brésil), Gabriel de la Mora (Mexique), Leandro Erlich (Argentine), Ignacio Gatica (Chili), Dalila Gonçalves (Portugal), Arturo Hernández Alcázar (Mexique), Bruno Kurru (Brésil), Ximena Labra (Mexique), Daniela Libertad (Mexique), Fabio Morais (Brésil), Nazareno (Brésil), Karyn Olivier (Trinité-et-Tobago), Jaime Pitarch (Espagne), Celina Portella (Brésil), Liliana Porter (Argentine), Enrique Ramirez (Chili), Nicolás Robbio (Argentine), et Lucas Simoes (Brésil).

©  Artais - art contemporain -  mars 2017 - Tous droits réservés

Le contenu de ce site est destiné uniquement à un usage privé au sens de l’article L 122-5 du Code de la Propriété Intellectuelle.

Toute autre utilisation est formellement interdite. La diffusion partielle ou totale du contenu du site, des images et des articles est également interdite